Plaidoyer pour la démocratie à l’école

Donner le pouvoir aux élèves de voter le règlement intérieur et de sanctionner les comportements nuisibles de leurs camarades 

Dans un cadre mêlant autocratie et loi de la jungle, à quoi est-ce que vous vous attendiez ?!

Les écoles conventionnelles sont aujourd’hui toujours organisées de manières autocratiques en ce qui concerne l’application du règlement intérieur. Habituellement, il y a une directrice générale et des sous-directeurs chargés d’administrer des sanctions. Les professeurs et surveillants, quant à eux, ont la responsabilité d’informer la direction des comportements nuisibles des élèves. Il existe donc grossièrement 2 classes de personnes vis-à-vis du règlement de l’école : ceux qui ont tout le pouvoir (les adultes) et ceux qui n’en n’ont aucun (les élèves).

Par ailleurs, on peut se donner les moyens les plus draconiens possibles pour créer le panoptique le plus big-brotherien qui soit, mais il y aura bien sûr toujours des élèves qui échapperont à la surveillance des adultes pour commettre des transgressions en toute impunité. Et même sous l’œil aguerri des surveillants, le harcèlement moral et la torture psychologique restent indétectables, des maux grandissant dans nos écoles et qui ont des conséquences extrêmement sérieuses, notamment la dépression et le suicide. En parallèle de l’autocratie, c’est ainsi la loi de la jungle qui règne dans la cours de récré. Pour se défendre contre les autres, nombreux sont les élèves qui doivent ultimement recourir à la violence, parfois physique. Sans le vouloir, nos écoles permettent à la violence et à l’injustice de fleurir en permanence.

Ainsi, certains d’entre eux arrivent à notre Ecole Dynamique totalement incapables de résoudre de simples conflits de manière pacifique. Ils ont besoin de parfois plusieurs mois d’adaptation dans notre cadre bienveillant, où nous résolvons nos problèmes à travers le dialogue et la sanction démocratique.

 

L’absolue nécessité d’une autorité et l’impossibilité de l’utopie anarchiste à l’école

Lorsqu’on entend parler de notre école, beaucoup pensent d’abord à une utopie comme on peut voir dans le film « la belle verte », où tout le monde est tellement sage et apaisé que la société ne nécessite plus de régulation par une quelconque autorité, car tout le monde vit dans une telle harmonie que les malentendus et les comportements nuisibles n’existent plus. Notre société est à un niveau de barbarie tel que cette utopie reste évidemment très lointaine, et malgré le fait que les enfants vivent libres de la coercition, de la surveillance et la pression, notre règlement intérieur est transgressé en moyenne 4 fois par jour. L’utopie tombe donc à l’eau quotidiennement. La régulation par notre autorité démocratique est ainsi un exercice quotidien absolument nécessaire pour que la communauté apprenne de ses erreurs, évolue jour après jour et progresse tranquillement vers un équilibre souhaitable.

 

Comment fonctionnent les écoles Sudbury sur l’application du règlement ?

Une première question à poser serait « d’où vient le règlement, d’abord ? ». En bref, il vient du conseil d’école. Le conseil d’école est formé de tous les membres de l’école, et il est tenu chez nous tous les jeudis à 13h30. Les écoles démocratiques comme l’Ecole Dynamique donnent un pouvoir identique à chaque membre de l’école, quel que soit son âge, adulte comme enfants. Un enfant de 5 ans dispose ainsi d’une voix, comme moi, alors que j’en ai 30, et que j’ai fondé cette école. Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est à partir de 11 ans, chez nous, que les enfants choisissent d’assister et de participer au conseil d’école.

Le règlement est, dans l’instant présent, ce à quoi consentent tous les membres de la communauté. Toutes les règles ont été votées, à un moment donné de l’Histoire de l’école, à la majorité absolu (en pratique, c’est quasiment à chaque fois à l’unanimité). En général, ces règles ont mis entre 5 minutes et 1 heures à être débattues avant d’être inscrites au règlement, et relèvent le plus souvent du bon sens. Par ailleurs, chaque membre de l’école est dans son droit de remettre en cause la règle qu’il veut, pour l’abolir ou la modifier. Il lui suffit d’arriver à convaincre la majorité du conseil d’école. Les jeunes étant majoritaires, ils ont de fait le pouvoir d’établir les règles qu’ils veulent. Certains pourraient s’inquiéter qu’ils votent pour transformer l’école en enfer ou exploser notre budget sur des bonbons, mais l’expérience démontre qu’ils ne le font pas. Lorsqu’on fait confiance aux jeunes, ils sont dignes de cette confiance. Les enfants sont des personnes comme nous, qui veulent vivre dans un paradis, où les gens se comportent bien et se respectent les uns les autres.

Vu que le règlement est transgressé en moyenne 4 fois par jour, le conseil d’école serait débordé s’il devait tout traiter, avec une vingtaine de cas par semaine. C’est impossible en pratique. Il mandate alors un conseil réduit, appelé conseil de justice, qui représente l’ensemble du conseil d’école. Ce jury (de 4 à 8 personnes de tous les âges, cela dépend de la taille de l’école) se réunit chaque jour à 11h pour traiter tous les cas en cours, en moyenne pendant environ 1h, alors que nous n’avons pour l’instant que 20 membres. Nous espérons qu’avec le temps et le cadre qui se clarifie, le nombre de transgressions diminuera. A Subury Valley, ils ont 160 membres, et leur conseil de justice travaille environ 2h par jour (c’est-à-dire 8 fois plus de membres, mais seulement 2 fois plus de temps nécessaire). Bon… Ils ont tout de même 47 années d’expérience de plus que nous…

Les cas sont signalés avec un « formulaire de plainte » qui porte à l’attention de la communauté une transgression commise par un des membres, et qui n’a pu être résolu dans l’informel. Ces transgressions peuvent aller du simple « X n’a pas rangé derrière soi et a refusé de le faire malgré un rappel cordial » à « Y a donné un coup de poing à Z ». Le conseil de justice évalue d’abord si la plainte est valable, et qu’elle mérite qu’on s’y intéresse. La plupart du temps, c’est le cas. Il enquête alors sur les faits en essayant d’être le plus rigoureux possible, et en interrogeant au maximum toutes les personnes impliquées et les témoins. Il est responsable de la rédaction d’un rapport sur chaque cas (habituellement un petit paragraphe de 2 à 10 lignes) qui détaille ce qui s’est passé dans les faits. Lors de cette phase, il fleurit naturellement de belles conversations autour de l’importance du respect, du travail que chacun essaie de faire au maximum sur soi-même pour gérer son stress, sa colère ou autre, les défis du vivre-ensemble, etc.

La deuxième phase, habituellement courte et évidente, consiste à identifier dans le règlement la règle qui a été transgressée. Tout comme le précise l’article 7 de la déclaration des droits de l’Homme : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi ». Les personnes impliquées reconnaissent alors les faits et les règles qu’ils ont transgressées. S’ils s’opposent à la version comprise par le jury, le cas est amené en conseil d’école, ce qui n’est jamais arrivé jusqu’ici. L’importance de dire la vérité est maintenant bien établie dans notre culture ; nous n’avons eu qu’un seul épisode où un enfant a menti avec grande insistance en racontant des choses extrêmes et totalement incohérentes, jusqu’à finalement admettre ses mensonges. Après cela, il n’a plus menti, prenant conscience que cela le mettait en difficulté vis-à-vis des membres de l’école, qui donnent une grande importance à ce que les faits soient racontés avec justesse.

La phase ultime est de décider d’une sanction, et celle-ci peut aller d’un simple rappel de la règle, pour des faits sans grande conséquence, ou lorsque c’est la première fois. Les sanctions intermédiaires sont habituellement des restrictions temporaires (ne plus faire des activités avec une personne, ne plus utiliser tel matériel ou telle salle). Lorsque l’école a sérieusement été mise en péril (agression, activité illégale…), le conseil de justice préfère habituellement que le conseil d’école se prononce.

Le rapport complet est présenté chaque semaine en toute transparence au conseil d’école, et le conseil de justice peut s’attendre à ce que celui-ci remette en cause certaines sanctions. Le conseil d’école ne discute plus des faits, qui ont été précisément rédigés, et discute uniquement des sanctions.

Je vais maintenant donner un exemple de ce qui est arrivé jeudi dernier, car il illustre un aspect important de notre fonctionnement. Le conseil d’école était partagé entre deux avis sur le cas suivant :

X est venu faire une tape puis un câlin à Y. Au début de l’année X voulait faire des câlins à Y et Y lui avait demandé d’arrêter. Cette fois-ci, Y l’a mal pris et a répondu en lui repoussant la tête par reflexe. Y insulte X en lui disant « nique ta mère » (sur un ton d’agacement, et non d’agression). X lance une bouteille d’eau sur Y agressivement. Il insulte Y en criant « enculé nique ta mère ». X lui dit « baisse les yeux et dégage » (une fois de plus, agacé mais en restant calme). X dépose la plainte, puis il s’énerve en insultant Y et en criant dans toute l’école. Ramïn sort de la salle calme car les cris ont dérangé une réunion. Ramïn lui rappelle qu’il transgresse des règles et lui dit de faire attention de ne pas empirer les choses. X dit « oui je sais ». Il se ré-énerve violemment en disant « enculé » a Y. Ramïn le retient alors qu’il marchait vers Y et lui met une main devant la bouche pour qu’il s’arrête. X part de l’école énervé.

Le conseil d’école devait choisir entre suspendre X une journée, ou lui donner un avertissement sévère (qui veut dire qu’il a été prévenu très clairement par le conseil d’école, et qu’un autre incident du même genre sera traité plus sévèrement que d’habitude). 1h de débat plus tard, avec de nombreux arguments présentés par les 10 personnes présentes (incluant X), la suspension a été votée à 8 contre 1 (un membre du personnel a voté contre). 2/3 des voix suffisent à suspendre un membre.

J’ai raconté cette histoire en détail car elle a marqué de manière significative l’Histoire de notre école et elle illustre un aspect important de notre fonctionnement. Une suspension n’est pas forcément quelque chose d’aussi exceptionnel chez nous que dans une école publique. En deux mois d’existence, nous avons déjà décidé de deux suspensions, alors que nous ne sommes que 20 membres. Cela vient aussi du fait que les interactions sont libres de 9h30 à 17h30, tout au long de la journée. Il y a donc largement plus d’opportunités de conflits dans un milieu aussi riche en interactions. La suspension est donc une décision sérieuse, mais il n’y a pas non plus de quoi en faire le grand drame d’une vie. Dans ce cas, la suspension a simplement été l’outil que le conseil d’école a jugé efficace pour se protéger à l’avenir de ce comportement nuisible. A noter que le plus contraignant dans cette suspension, plus que de rater un jour, c’est que cela implique l’organisation d’une réunion avec les deux parents, en présence de deux membres du conseil d’école, habituellement un ado et un membre du personnel, afin d’expliquer la décision du conseil d’école et accueillir les ressentis des uns et des autres.

Ce sur quoi j’aimerais attirer l’attention du lecteur est l’interprétation possible de cette décision pour une personne extérieure à notre école, qui risque d’être en décalage avec notre interprétation, du fait de l’immense décalage culturel entre un univers où on traite les enfants comme des personnes, et ceux où on les traite comme des élèves sujets à un enseignement. Dans notre école, les jeunes sont libres de s’exprimer et de prendre les décisions qu’ils veulent sur les sanctions, et il n’y a pas de pression sur eux pour suivre l’avis des adultes. D’ailleurs, ils voient en permanence les adultes débattre sur des choses et ne pas être d’accord entre eux, donc ils sont forcément obligés de se faire leur propre opinion. Cette suspension était donc librement choisie par le collectif.

Ensuite, on pourrait aussi se dire que c’était une suspension en réaction, une sorte de vengeance contre X, une sorte d’application de la loi du talion, parce qu’on voudrait lui faire autant de mal que celui qu’il nous a fait. Ou encore, qu’on le suspend parce qu’on n’aime pas X, et qu’on voulait tous lui dire à quel point on ne l’aime pas. J’aimerais préciser que X est une personne appréciée et qu’on l’aime bien.

Toutes ces interprétations négatives sont fausses. L’heure de débat s’est passée dans un respect total de chaque idée exprimée, et elle s’est clôturée avec un geste d’un grand courage de la part des votants. En votant pour une suspension, voilà ce que disent ces jeunes très précisément, et voilà donc l’interprétation de cette décision qui me parait le mieux refléter ce qui s’est passé pour chaque votant, et j’étais l’un d’entre eux : « j’apprécie et je respecte X, mais le comportement décrit dans le rapport n’est pas acceptable dans notre école. C’est la deuxième fois que X explose de rage comme cela, et un avertissement minimiserait l’importance de ce qui s’est passé. Je ne veux pas de ce comportement à l’école, et je veux faire partie de ceux qui disent que ce cas doit être considéré avec gravité. Si je faisais moi-même cela demain, j’accepterais volontiers la conséquence d’être suspendu, car je suis justement en train de voter pour une suspension en conséquence du comportement de X. Je construits ainsi l’Histoire de l’école avec un vote qui fera jurisprudence, et qui prévient donc tous les membres de l’école que ce type de cas mérite le niveau de sanction que nous venons d’appliquer. En prenant cette décision, nous marquons une fois de plus l’importance de respecter notre règlement intérieur qui a le consentement de tous, car sans lui, notre école sombrerait dans le chaos et ne survivrait probablement pas bien longtemps. »

Pensez-vous que les jeunes de l’Ecole Dynamique sont capables de faire preuve d’une telle sagesse et qu’ils ont sanctionné pour positivement et durablement protéger l’école, ou pensez-vous qu’un jeune est seulement capable de punir lâchement ? J’étais présent à cette scène, et de mon point de vue, j’avais en face de moi des héros et non des lâches. En fait, je m’attendais à ce que la moitié de l’école vote contre la suspension, parce que cela me paraissait trop difficile pour ces jeunes de prendre une telle responsabilité, alors que l’école n’a ouvert il n’y a que 2 mois. Je me suis trompé. J’ai bien affaire à des héros.

 

Sanctionner le comportement nuisible d’un enfant, c’est le respecter d’égal à égal

Notre école, malgré le fait qu’elle laisse faire les enfants ce qu’ils veulent de leur journée, ce qui est perçu comme du progressisme extrême, porte par ailleurs une culture de rigidité et de fermeté concernant l’application de notre règlement intérieur, ce qui est perçu comme du conservatisme extrême. Les écoles Sudbury ont même suspendu des enfants de 7 ans par le passé et ne regrettent en rien leur décision. Cette combinaison des deux extrêmes (liberté totale dans la limite rigoureuse de ce qui figure au règlement, appliqué avec une fermeté totale), fait parfois mouche auprès des parents et des curieux qui s’intéressent à nous, parfois des nostalgiques de mai 68 qui aimeraient tout prendre à la cool, et plutôt encourager des comportements pro-sociaux que d’interdire des comportements antisociaux.

Mon sentiment personnel là-dessus est que l’encouragement du comportement pro-social est souvent une forme d’infantilisation, et lorsque j’observe des adultes inculquer certaines sagesses de base à des enfants alors qu’ils le font naturellement (« bravo, c’est bien d’avoir partagé ton goûter »), je sens que je n’aimerais pas du tout être à la place de cet enfant qu’on prend visiblement pour un demeuré. Je préfère partir de l’hypothèse que l’enfant est doué de bon sens et qu’il fait déjà de son mieux, comme tout le monde, pour avoir un comportement pro-social, mais qu’il lui arrive, comme tout le monde, de commettre des erreurs. Et là, si ma liberté individuelle ou si le climat de ma communauté est dérangé, j’attendrai qu’elle écoute ma version des faits et qu’elle protège l’intégrité du collectif en sanctionnant la nuisance, et en marquant ainsi les limites du cadre. C’est cela, il me semble, que de considérer l’enfant comme une personne mûre et indépendante et de le respecter comme il se doit. On lui applique exactement ce qu’on appliquerait à un adulte. Si les écoles Sudbury fonctionnent de cette manière et vont même jusqu’à suspendre des enfants de 7 ans, c’est par respect pour ces enfants et pour toute l’école.

 

En résumé, la démocratie comme forme ultime pour maximiser le respect de l’individu

Cette école est une leçon permanente sur la vie en démocratie. De ce fait, les membres y apprennent chaque jour des enseignements bien plus essentiels en comparaison à des années d’enseignement dans les écoles conventionnelles. J’ai moi-même fait très récemment la paix avec les mots « démocratie » et « justice ». C’était en février 2015 pour être très exact, lorsque j’ai décidé, après une conversation avec Peter Hartkamp (fondateur d’une école Sudbury en Hollande), de choisir le modèle Sudbury pour l’école dynamique et pas un autre. Avant cela, je voulais créer une école sans règles explicites, où on ferait confiance à la communauté pour naturellement s’autoréguler sans qu’on ait besoin de processus formels avec des règles et des sanctions.

L’argument purement conceptuel qui m’a convaincu, au final, est le suivant : une école Sudbury pourrait n’avoir aucune règle. C’est d’ailleurs ce qu’elle est à chaque moment, et on peut même avoir toute la confiance du monde qu’elle va rester ainsi pour toujours. Mais soudain, une personne dérange une autre, ou met l’école en danger ; et dans ce cas, que faire ? Devrait-on laisser cette autre personne se défendre à sa manière, sur le moment ? Devrait-on laisser les personnes présentes au moment de l’acte s’auto-proclamer juges et bourreaux et réguler ce qui se passe sur le moment ? Voilà qui prouve que quoi qu’il arrive, justice sera faite. La question reste alors : comment justice sera-t-elle faite ? Il me semble que 3 choix s’offrent à nous :

  • Anarchie : La laisser se faire de manière déstructurée (l’expérience montre alors que l’école est insécure)
  • Autocratie : Désigner les adultes comme responsables de la régulation (ce qui vient avec tous les problèmes qu’on voit dans les écoles conventionnelles et que j’ai exprimés au début)
  • Démocratie : Donner le pouvoir équitablement à tout le monde pour s’occuper de la régulation du climat de l’école, ce qui nécessite forcément un règlement et des processus de décision clairs, et de consentir de manière assumé à l’existence d’une autorité ultime pour prendre ces décisions : le conseil d’école, c’est-à-dire « tout le monde ».

A l’école dynamique, les enfants apprennent à manier le pouvoir en prenant des décisions lourdes de conséquences. Ils bénéficient d’un espace où ils pratiquent naturellement le conflit en toute sécurité, apprennent à accepter les conséquences de leurs actes, et à résoudre leurs problèmes dans la paix et le dialogue d’égal à égal. Les schémas habituels de domination n’existent pas dans notre école, et de ce fait, quel que soit leur âge, les membres ne sont pas infantilisés ; ils apprennent à se comporter en adulte face à des situations difficiles de la vie.

Je pense toujours que la « démocratie » et la « justice » sont une farce dans notre société, que les enfants sont soumis arbitrairement à une autorité illégitime, qu’ils sont opprimés par leur école et leurs parents, que notre système judiciaire est punitif, que nos prisons empirent les phénomènes qu’ils sont supposés éradiquer, que notre République est loin d’être démocratique, tant le pouvoir en place est un simple collectif de marionnettes qui travaillent uniquement pour le pouvoir économique de manière assumée et non pour l’humanité, avec leur unique objectif de croître le PIB à jamais et de mettre tout le monde au travail. Quelle est la finalité de toute cette méga-machine ? Notre crise de sens est profonde. Je ne sais pas si nous pourrons en sortir collectivement un jour…

En attendant, je continue d’œuvrer vers l’excellence humaine et morale en cultivant mon propre jardin, et en incarnant ce que je raconte dans ma vie de tous les jours.

ed-octobre-14

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